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L'amiante, ce fléau hérité

Cancérogène avéré et authentique misère en cas de rénovation du bâtiment

Souvent décriée, l’amiante est une véritable calamité

Interdit en France depuis 1997, l’amiante est toujours présent dans les bâtiments construits avant cette date. En effet, ce ne sont pas moins que des dizaines de millions de mètres carrés de matériaux amiantés qui sont aujourd’hui encore en place en France, en Belgique, en Europe et de par le monde. Pas une année ne se passe sans qu’un scandale lié à la présence d’amiante dans des bâtiments, tantôt publics tantôt privés. Souvenez-vous des Trump Towers qui illustrent bien la problématique à l’échelle internationale, ou encore la Tour Montparnasse pour citer un exemple français.

Quelques chiffres

  • 900 000 travailleurs sont potentiellement exposés à l’amiante au quotidien dans la maintenance et/ou l’entretien dans le BTP
  • 2.000 à 3.000 décès estimés par an en France dus à l’amiante (mésothéliomes et cancers), voir le rapport scientifique de l’Institut de Veille Sanitaire, rédigé en mars 2003 intitulé « Estimation du nombre de cas de certains cancers attribuables à des facteurs professionnels en France »
  • 5.649 maladies professionnelles liées à l’amiante reconnues en 2004 tous secteurs confondus (contre 5 018 l’année précédente). Environ 30 % de ces maladies reconnues concernent le secteur du BTP. En 2004, citons notamment les plombiers (397 cas de maladies professionnelles reconnues), les électriciens (282 cas), les maçons (233 cas) et les peintres (133 cas), etc. Ces chiffres sont heureusement en diminution depuis l’avènement d’une politique préventive intensive.

Qu’est-ce que l’amiante ?

L’amiante, ou l’asbeste, est une fibre minérale naturelle massivement utilisée pendant plus d’un siècle, dans des milliers de produits à destination industrielle ou domestique. Elle est dotée de performances techniques remarquables associées à un faible coût. Son essor fut tout aussi fulgurant que ses conséquences nocives à l’extrême.

Où trouve-t-on de l’amiante ?

Pour le BTP, de nombreux matériaux composés d’amiante ont été fabriqués, dont

  • des plaques ondulées
  • des conduites ou canalisations en amiante-ciment
  • des dalles ou revêtements de sols en matière plastique
  • des faux-plafonds
  • des mortiers, colles, enduits, mastics, joints, peintures, bitumes
  • des calorifugeages et flocages à base d’amiante qui servaient aussi à isoler des gaines, conduits, canalisations, plafonds, cloisons

Un effet retard explosif

Pour tout travail de rénovation, d’entretien, ou de maintenance dans des bâtiments antérieurs à 1997, que vous soyez électricien, plombier, peintre…., vous êtes donc assuré de rencontrer de l’amiante.

Des expositions courtes et répétées à l’amiante peuvent provoquer de graves maladies respiratoires. Ces maladies se déclarent en moyenne 20 à 40 ans après le début de l’exposition.

De 400 à 500 fois moins épaisses qu’un cheveu, les fibres d’amiante invisibles dans les poussières de l’atmosphère se déposent au fond des poumons. Elles peuvent alors provoquer des maladies bénignes comme les plaques pleurales ou graves comme les cancers des poumons et de la plèvre, les fibroses (ou asbestose)…

Le degré d’exposition importe peu

Certaines maladies peuvent survenir même pour de faibles expositions. La répétition de l’exposition augmente la probabilité de tomber malade. Les effets sur la santé d’une exposition à l’amiante ne sont pas immédiats : ils surviennent plusieurs années après le début de l’exposition, voire après le départ à la retraite.
En 2004, environ 1800 cas de maladies professionnelles dues à l’amiante ont été reconnues pour le secteur du BTP. Ces chiffres sont en régulière augmentation.

Professionnels du second œuvre du BTP, de l’entretien ou de la maintenance, vous risquez, du fait de votre activité professionnelle, d’être exposé à l’amiante. Vous devez vous en protéger et protéger vos salariés.

De l’importance du dépistage

Vous ne pourrez intervenir qu’à partir du moment où vous connaissez exactement la nature des risques auxquels vous ou vos salariés êtes exposés.
Cette phase d’évaluation vous aide à sélectionner la méthode la moins exposante pour l’intervention à réaliser : supprimer, voire réduire au maximum, toute exposition aux poussières d’amiante afin de préserver votre santé et celle de vos salariés.

Professionnels du second œuvre du BTP, la prévention que vous mettez en place aujourd’hui sert à prévenir les maladies de demain liées à l’amiante.

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